Le souffle

 

1/ Comment mesure-t-on son souffle ?

 

 

Mesurer son souffle, c’est évaluer sa respiration. L’examen utilisé est l’exploration fonctionnelle respiratoire (E F R). Le pneumologue vous fait souffler par un embout dans un spiromètre.

 

On mesure alors :

 

- Le volume expiratoire maximal pendant la première seconde (V E M S)

- Le volume d’air maximum que l’on peut expirer ou inspirer (CAPACITE VITALE)

- Le volume d’air qui reste toujours dans les poumons (CAPACITE RESIDUEL)

- Le volume d’air maximum que peuvent contenir les poumons (CAPACITE PULMONAIRE TOTALE)

- A noter qu’il existe des spiromètres portables que l’on peut utiliser à son domicile.

 

2/Qu’est-ce qu’un bon souffle ?

 

Un bon souffle permet les efforts de la vie quotidienne sans entraîner d’essoufflement exagéré. Il permet une récupération rapide après des efforts plus conséquents.

 

3/Comment améliorer son souffle chez un(e) non sportif(ve) ?

 

- En pratiquant  une activité physique régulière (marche, natation, jogging, gymnastique...), 2 à 3 fois par semaine, sans efforts intenses (en restant loin de sa fréquence cardiaque maximale).

- En insistant lors de la respiration sur son expiration.

- En améliorant sa fonction cardiaque (cf. article « pouls, fréquence cardiaque »)

 

4/Y a-t-il un test simple à faire pour auto-contrôler son souffle ? Quand consulter son médecin ?

 

On peut mesurer son souffle à domicile avec un débitmètre de pointe (peak flow). L’opération consiste à souffler le plus énergétiquement possible par la bouche dans un petit appareil comportant un curseur qui se déplace en fonction de la force du souffle. Ce curseur se déplace sur une échelle graduée qui indique le débit expiratoire de pointe (D E P). Le D E P mesuré est ensuite comparé à la valeur estimée normale pour l’age et la taille. En fait, on mesure la force du souffle qui donne une idée de l’ensemble de la fonction pulmonaire. Le D E P doit être conforme à la valeur estimée normale. Si on retrouve une différence significative, on doit consulter son médecin.

 

5/Quels sont les facteurs aggravants/nuisibles au souffle ?

 

- Le tabac entraîne une bronchite chronique obstructive (BPCO) avec diminution de la V E M S.

- L’asthme non contrôlé entraîne aussi une bronchite chronique obstructive.

- L’obésité entraîne une baisse de l’ensemble des mesures notamment de la capacité pulmonaire totale.

- Toutes les maladies respiratoires, qu’elles soient infectieuses ou dues à des agents pathogènes type amiante entraînent une baisse des capacités respiratoires.

- Une mauvaise fonction cardiaque entraînera une mauvaise fonction respiratoire.

 

6/Le souffle varie t-il selon le sexe, l’age, le poids ?

 

Les capacités respiratoires diminuent avec l’âge et sont moindres chez la femme que chez l’homme. La prise de poids entraîne une diminution des capacités respiratoire.